Exposition "Troubles apparences"

@Raphaële Colombi
Samedi 15 Juin 2019 - 14:00 - Dimanche 30 Juin 2019 - 18:00

L'exposition "Troubles apparences" vous est proposée du 15 au 30 juin, à la Maison Bernardin de Saint-Pierre. Cette exposition est composée de photographies, sculptures mais aussi de créations musicales.

Susciter une réflexion, une pensée, une émotion par l’évocation poétique, voilà le fil rouge de cette exposition.

Irène Doria, Raphaële Colombi et Coline Louber nous font découvrir leur travail, leurs univers respectifs et leurs approches créatives.
Chacune joue avec les facettes du temps, de l’espace et des éléments naturels qui viennent bousculer nos repères.

Finalement, l’important pour les trois artistes reste de révéler l’être qui est dissimulé derrière chaque visiteur.

 

La présentation des artistes :

  • Irene Doria :

Je suis née à Milan en Italie, et vis en France depuis 30 ans. Photographe, chanteuse, saxophoniste et chef de chœur, je partage mon temps entre son et image, entre vie parisienne et vie à la campagne. Je trouve mon inspiration dans la transition entre ces mondes. Je tente de retrouver par mon travail les

Images des peintres que j’apprécie. Je pratique et conçois la photographie avec le même état d’esprit que la musique : comme un moyen de mettre en œuvre la beauté d'une émotion où cette fois la partition se joue sur des notes de lumière.

Après « Effets de lumières, Effets de matière » (2013-2015) récit d’un voyage entre le Nord de la France et le Sud de l’Italie, je crée en 2015 la série « Impressions Contemporaines » où l’empreinte d’une vision fugace et éphémère portée par le média de l’eau et du vent capte l’instant.

- L’approche :

Les reflets dans l’eau sont un travail de recherche non seulement du lieu, mais del’instant, les éléments devant se combiner pour que la photo prenne vie.

Le reflet donne à voir, dépasse la réalité et devient fantasmagorie. Cet envers soudain révélé offre aux objets du quotidien une force nouvelle, frémissement de la matière miroitée.

Ainsi les jeux captés par l’objectif, rendent les lieux magiques et hors du temps dans un instant unique, saisissant le sujet à la surface de l’eau.

Nature et Homme interviennent parfois séparément ou au contraire se lient pour porter au regard ce que le monde peut avoir de merveilleux quand il se met au service de la contemplation et du beau.

Informations sur : www.irenedoria.com

 

  • Coline Louber : sculptures et assemblages

Autodidacte, j’assemble des petits riens façonnés par la nature que je glane au hasard de mes promenades sur les plages, en montagne, des résidus de nos consommations récupérés sur les trottoirs.

Je m’approprie ces débris, brisures de bois, d’os, de plastique et de métal. J’ordonne, juxtapose ces fragments, les mélange.
De cette rencontre naissent, en leur donnant l’espace et le volume, des cités imaginaires, habitées de petites silhouettes, mosaïques hors de l’espace et du temps.

Depuis 2008, je n’hésite pas à aborder dans mon geste créateur, la douloureuse thématique des migrants. Naissent alors des embarcations fragiles chargées d’un métissage de matières, d’hommes et de femmes en quête d’un ailleurs, d’un hypothétique Eldorado.

Informations sur : http://www.colinelouber.net

 

  • Raphaële Colombi :

Comme tout le monde, lors d’une visite au Parc Floral, j’avais été attirée par les lotus en fleur, mais cette beauté déjà galvaudée et un peu « carte postale » ne m’avait dans un premier temps pas retenue, bien que je sache, pour en avoir déjà traité dans ma série ef-fleur-es, à quel point les fleurs sont en réalité violentes et sensuelles. Toutefois, l’idée de revenir un peu plus tard, quand les lotus ne seraient plus en floraison, était déjà là : j’avais entendu parler de l’importance que les bouddhistes accordaient à cette plante, parce qu’elle renaît de sa propre décomposition, et j’avais envie de constater moi-même comment s’opérait ce processus.

Cette seconde visite a été un choc : splendeur de l’agonie, somptuosité des plis, violence des couleurs …J’ai décidé alors d’accompagner le cycle de vie de ces plantes : les lotus sont pour moi une leçon toujours renouvelée de la façon dont nous devrions appréhender le temps. Revenir photographier un même sujet pendant des mois d’affilée suppose d’arriver à chaque fois à gagner en concentration, à aller contre les limites de l’instrument utilisé, l’appareil photographique, qui est fait pour découper le flux temporel en instants abstraits. Loin de l’agitation qui gagne nos vies, j’ai trouvé un havre de méditation, au sein duquel j’essaie en somme de devenir lotus…

Informations sur : https://www.raphaelecolombi.com

Repères: 

Les samedis et dimanches
De 14 heures à 18 heures

Maison Bernardin de Saint-Pierre

Entrée libre

  • Vernissage samedi 15 juin à 18 heures
  • Dimanche 30 juin à 15 heures : Parenthèse avec les artistes et le duo « Cordes sensibles » composé de Franck à la guitare, Natacha au chant pour un répertoire de chansons françaises de Piaf à Kendji
Contact: 

Renseignements : 01 34 48 35 75